Les voyelles initiales atones
Elles ont tendance à se conserver en subissant peu de transformations.
La voyelle A
| Cas général | Pas de changement jusqu'en français moderne. | |||
| Cas
particuliers |
Cons. palatale + a libre | VIe1 |
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Fermeture de la voyelle initiale atone libre de deux degrés . |
| XIe | Assourdissement et centralisation de la voyelle initiale atone libre. | |||
| XVe | Labialisation de la voyelle initiale atone libre. | |||
| Cons. palatale + a libre + l / e tonique | Maintien de la voyelle atone
sous l'influence ouvrante de l subséquent ou par dissimilation
préventive par rapport à la voyelle tonique. ( ex : calorem > chaleur ) |
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| En hiatus | VIIIe ou XIe | Assourdissement et centralisation de la voyelle initiale atone. | ||
| XIVe | Réduction des hiatus : amuïssement de la voyelle initiale atone. | |||
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ATTENTION : |
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La voyelle E
| DATE PRELITTERAIRE | Ouverture de la voyelle initiale atone de deux degrés sous l'influence ouvrante d'une consonne liquide ( l / r ). | |
| IVe | Fermeture de tout e initial d'un degré . | |
| XIe | Assourdissement de la voyelle initiale atone libre ( au VIIIe si hiatus à cause de l'amuïssement d'une consonne intervocalique subséquente). | |
| XIIe | Ouverture d'un degré de la voyelle initiale atone entravée ( sauf devant la consonne s ). | |
| XVe | Labialisation de la voyelle centrale initiale atone. | |
| XVIe2 | Réforme érasmienne : dans certains mots, tendance à restituer la prononciation latine. |
La voyelle O
| IVe ou VIe | Fermeture de tout o initial d'un degré ( au VIe pour o ouvert issu de [au] ). | |
| XIIe2 | Fermeture de la voyelle initiale atone, libre ou entravée, d'un degré. | |
| XVIe2 | ou |
Réforme érasmienne : dans certains mots, restitution du timbre étymologique (querelle entre "ouïstes" et "non ouïstes" jusqu'au milieu du XVIIe). |
La voyelle I
Elle ne subit aucun changement jusqu'en français moderne (sauf cas ci-dessous).
La voyelle U
VIIIe : palatalisation de [u] puis conservation jusqu'en français moderne : [u] > [ü]
NOTA BENE
1) Lors de l'amuïssement d'une consonne intervocalique, formation possible d'une diphtongue de coalescence avec la voyelle initiale atone.
2) Devant une consonne nasale, nasalisation de la voyelle initiale atone.
3) Amuïssement exceptionnel de la voyelle initiale atone quand deux voyelles identiques se suivent.
4) Dissimilation possible de la voyelle initiale atone quand deux voyelles longues se suivent.