LA PALATALISATION
Schéma général
La palatalisation se produit entre le IIe
et le Ve : sous l'influence de phonèmes palataux voisins, certaines
consonnes ont tendance à déplacer leur point d'articulation vers le palais
dur.
Elle se produit plus ou moins facilement selon la nature de la consonne, sa
place dans la syllabe et la nature des phonèmes voisins. Ainsi, la présence
des voyelles vélaires o et u empêche en général toute palatalisation.
Il faut distinguer deux cas :
La vraie palatalisation :
Sous l'action assimilatrice exercée par le phonème
palatal, il y a déplacement du point d'articulation de la consonne et
renforcement articulatoire (contact plus ferme et vigoureux contre la
voûte palatale). Parfois, il y a apparition d'un yod de transition
qui empêche la diphtongaison mais non la sonorisation. ce yod se vocalise au
VIIe et forme une diphtongue de coalescence avec la voyelle en
précession.
La fausse
palatalisation :
Il y a renforcement articulatoire sans déplacement du point
d'articulation ou déplacement du point d'articulation sans
renforcement articulatoire.
Voici les étapes dans les deux cas :
Palatalisation - dentalisation - assibilation -
dépalatalisation - simplification des affriquées.
|
PHONEME |
RÉCAPITULATIF |
||||||||
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n vélaire |
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DATE : Ier ap. JC en position intervocalique / IIIe en position forte.
|
Ier av. JC |
|||
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EN POSITION FORTE |
EN POSITION INTERVOCALIQUE |
||
|
IIIe |
Renforcement sur place du groupe [dy]
en occlusive palatale : Assibilation : un son chuintant
sonore se fait entendre à la détente, après la tenue des organes
phonatoires, d'où la formation d'une affriquée palatalisée : |
Ier ap. JC |
Assimilation de la dentale par le yod
subséquent : [dy] > [yy] |
|
VIIe |
Dépalatalisation : |
VIIe |
Réduction des consonnes géminées
: [yy] > [y] |
|
XIIIe |
Réduction de l'affriquée
par perte de l'élément occlusif : |
IXe |
Vocalisation du yod et formation d'une
diphtongue de coalescence avec la voyelle en précession : |
Pour s'entraîner
aider - joie - jour
Les consonnes labiales
B, P, M, V
Fausse palatalisation
DATE : IIIe
- IVe
Ces consonnes ne se palatalisent pas : c'est donc le yod qui se renforce.
|
IIIe-IVe |
|
Après consonne labiale rebelle à la
palatalisation, renforcement de yod (assourdi en [ç] après
[p]) en occlusive palatale.
Assibilation : un son chuintant sonore (après b,m,v) ou sourde ( après p) se fait entendre à la détente, après la tenue des organes phonatoires, d'où la formation d'une affriquée palatalisée. NB : au contact de l'occlusive dentale, [m] se dentalise en [n] dans cette phase. |
|
VIIe |
|
Dépalatalisation. |
|
vers le IXe |
Amuïssement de la consonne labiale en position implosive (sauf [n]). | |
|
XIIIe |
|
Réduction de l'affriquée par perte de l'élément occlusif. |
Pour s'entraîner
rage -
sergent
CAS PARTICULIER : le
groupe [mny]
Avant le IIe, date à laquelle la consonne nasale [n] se
serait palatalisée, interversion des deux nasales et/ou assimilation
aboutissant dans les deux cas à [mmy].
Au IIIe-IVe, renforcement du yod et assibilation
comme ci-dessus. A ce moment, simplification de la géminée [mm]
au contact de l'affriquée palatalisée puis dentalisation en [n]
qui se maintient.
K
Vraies et fausses palatalisations
1) K + a
En position forte (initiale ou intérieure
appuyée) : vraie palatalisation
DATE : Ve
|
Ve |
|
Palatalisation en trois
phases : 1) Palatalisation totale : sous l'action assimilatrice exercée à l'avant par la voyelle palatale, avancée du point d'articulation de la zone vélaire jusqu'à la zone palatale : la consonne se charge d'une légère mouillure puis se palatalise totalement. 2) Dentalisation : avancée du point d'articulation jusque dans la zone dentale et renforcement en occlusive palatalisée. 3) Assibilation : un son chuintant sourd se fait entendre à la détente, après la tenue des organes phonatoires, d'où la formation d'une affriquée palatalisée. |
|
VIIe |
|
Dépalatalisation. |
|
XIIIe |
|
Réduction de l' affriquée par perte de l'élément occlusif. |
Pour s'entraîner
chef - chemin -
péchés
bouche - chambre - champ
En position intervocalique : fausse
palatalisation
DATE : Ve
Il y a sonorisation de la
consonne sourde, puis spirantisation et avancée du point
d'articulation jusqu'à yod (affaiblissement).
|
IVe2 |
[k] > [g] |
Sonorisation des consonnes sourdes intervocaliques. |
|
Ve |
|
Affaiblissement de la consonne
intervocalique, qui perd son occlusion et se spirantise.
Avancée du point d'articulation de la spirante jusqu'à yod qui se gémine automatiquement en position intervocalique. |
|
VIIe |
[yy] > [y] |
Réduction des consonnes géminées. |
|
IXe |
|
Vocalisation du yod et formation d'une diphtongue de coalescence avec la voyelle en précession. |
Pour s'entraîner
amie - noyer - payer
(pas de correction)
2)
K en milieu vélaire
Placé avant ou après [o] et [u], la
spirante ne peut avancer son point d'articulation jusqu'à yod. Il y a donc, au
Ve, amuïssement de la spirante.
Dans un entourage mixte, vélaire à l'arrière, palatale à l'avant,
c'est la voyelle accentuée qui tend à imposer son statut.
Pour s'entraîner
ami -
feu - lieu
3)
K + e/i
En position forte (initiale ou intérieure
appuyée) : vraie palatalisation
DATE : IIIe
|
IIIe |
|
Palatalisation en trois
phases : 1) Palatalisation totale : sous l'action assimilatrice exercée à l'avant par la voyelle palatale, avancée du point d'articulation de la zone vélaire jusqu'à la zone palatale : la consonne se charge d'une légère mouillure puis se palatalise totalement. 2) Dentalisation : avancée du point d'articulation jusque dans la zone dentale et renforcement en occlusive palatalisée. 3) Assibilation : un son sifflant sourd se fait entendre à la détente, après la tenue des organes phonatoires, d'où la formation d'une affriquée palatalisée. |
|
VIIe |
|
Dépalatalisation. |
|
XIIIe |
[ts] > [s] |
Réduction de l' affriquée par perte de l'élément occlusif. |
Pour s'entraîner
cité - merci
- cent
En position intervocalique : vraie palatalisation
DATE : IIIe
Elle se caractérise par l'apparition d'un yod de transition qui se
vocalise lors de la dépalatalisation.
|
IIIe |
|
Palatalisation en trois
phases : 1) Palatalisation totale : sous l'action assimilatrice exercée à l'avant par la voyelle palatale, avancée du point d'articulation de la zone vélaire jusqu'à la zone palatale : la consonne se charge d'une légère mouillure puis se palatalise totalement. 2) Dentalisation : avancée du point d'articulation jusque dans la zone dentale et renforcement en occlusive palatalisée. A ce moment, apparition d'un yod de transition à l'avant, qui empêche toute diphtongaison mais pas la sonorisation. 3) Assibilation : un son sifflant sourd se fait entendre à la détente, après la tenue des organes phonatoires, d'où la formation d'une affriquée palatalisée. |
|
IVe2 |
|
Sonorisation de toutes les consonnes sourdes intervocaliques. Ici, l'affriquée palatalisée se sonorise. |
|
VIIe |
|
Dépalatalisation.
Vocalisation du yod de transition et formation d'une diphtongue de coalescence avec la voyelle en précession. |
|
XIIIe |
[dz] > [z] |
Réduction de l' affriquée par perte de l'élément occlusif. |
Pour s'entraîner
paix -
plaisir
En toutes positions : vraie palatalisation
DATE : IIe
|
IIe |
|
Palatalisation en trois
phases : 1) Palatalisation totale : sous l'action assimilatrice exercée à l'avant par le yod subséquent, avancée du point d'articulation de la zone vélaire jusqu'à la zone palatale : la consonne se charge d'une légère mouillure puis se palatalise totalement. 2) Dentalisation : avancée du point d'articulation jusque dans la zone dentale et renforcement en occlusive palatalisée. 3) Assibilation : un son sifflant sourd se fait entendre à la détente, après la tenue des organes phonatoires, d'où la formation d'une affriquée palatalisée.
|
|
VIIe |
|
Dépalatalisation. |
|
XIIIe |
[ts] > [s] |
Réduction de l' affriquée par perte de l'élément occlusif. |
NB
En position intervocalique :
![]()
IIe : en position intervocalique devant le yod, renforcement de [k]
en géminée : [k] > [kk]
Puis a lieu la palatalisation, qui concerne les deux consonnes.
VIIe : dépalatalisation et simplification de la géminée.
Pour s'entraîner
France -
lance
Le groupe kl intervocalique : vraie
palatalisation
Il se constitue lors de l'amuïssement d'une voyelle pénultième atone ou
prétonique interne. En position forte, ce groupe reste intact.
DATE : IIIe
|
IIIe |
|
Affaiblissement de k implosif devant l
: perte de l'occlusion et spirantisation.
Avancée du point d'articulation de la spirante jusqu'à yod. Autre explication : palatalisation de k, qui communique
ensuite son caractère palatal au l avant de relâcher son articulation
en yod : |
|
XIIIe-XVIIIe2 |
|
Évolution de la consonne palatale : relâchement de l'articulation en [y] dès le XIIIe dans la langue populaire puis généralisé au XVIIIe2 (après la Révolution). |
Pour s'entraîner
genoux - oreilles - yeux
vermeil - vieil
Le groupe kr intervocalique : fausse
palatalisation
DATE : Ve
|
IVe2 |
[k] > [g] |
Sonorisation des consonnes sourdes intervocaliques. |
|
Ve
|
|
Affaiblissement de la consonne
intervocalique, qui perd son occlusion et se spirantise.
Avancée du point d'articulation de la spirante jusqu'à yod . |
|
IXe |
|
Vocalisation du yod et formation d'une diphtongue de coalescence avec la voyelle en précession. |
Pour s'entraîner
larme - serment
(pas de correction)
Le groupe k + s/t : fausse
palatalisation
DATE : IIIe2
|
IIIe2 |
|
Affaiblissement de k implosif devant s/t
: perte de l'occlusion et spirantisation.
Avancée du point d'articulation de la spirante jusqu'à yod
( en passant par yod sourd). |
|
IXe |
|
Dépalatalisation de la consonne et vocalisation du yod et formation d'une diphtongue de coalescence avec la voyelle en précession. |
Pour s'entraîner
fait - lit -
nuit
G
Vraies et fausses palatalisations
En position forte (initiale ou intérieure
appuyée) : vraie palatalisation
DATE : Ve
|
Ve |
|
Palatalisation en trois
phases : 1) Palatalisation totale : sous l'action assimilatrice exercée à l'avant par la voyelle palatale, avancée du point d'articulation de la zone vélaire jusqu'à la zone palatale : la consonne se charge d'une légère mouillure puis se palatalise totalement. 2) Dentalisation : avancée du point d'articulation jusque dans la zone dentale et renforcement. 3) Assibilation : un son chuintant sonore se fait entendre à la détente, après la tenue des organes phonatoires. Il y a formation d'une mi-occlusive affriquée. |
|
VIIe |
|
Dépalatalisation. |
|
XIIIe |
|
Réduction de l' affriquée par perte de l'élément occlusif. |
Pour s'entraîner
joie - manger
- venger
En position intervocalique : fausse palatalisation
DATE : IVe
Il y a spirantisation et avancée du point
d'articulation jusqu'à yod (affaiblissement).
|
IVe |
|
Affaiblissement de la consonne
intervocalique, qui perd son occlusion et se spirantise.
Avancée du point d'articulation de la spirante jusqu'à yod qui se gémine automatiquement en position intervocalique, ce qui empêche la diphtongaison. |
|
VIIe |
[yy] > [y] |
Réduction des consonnes géminées. |
|
IXe |
|
Vocalisation du yod et formation d'une diphtongue de coalescence avec la voyelle en précession. |
Pour s'entraîner
plagas
> plaies
2) G en milieu vélaire
Placé avant ou après [o] et [u], la
spirante ne peut avancer son point d'articulation jusqu'à yod. Il y a donc, amuïssement de la spirante (peut-être
après une phase de labialisation en w sous l'influence de la vélaire) :
Dans un entourage mixte, vélaire à l'arrière, palatale à
l'avant, c'est la voyelle accentuée qui tend à imposer son statut.
Pour s'entraîner
rugam > rue
(pas de correction)
En position forte (initiale ou intérieure
appuyée) : vraie palatalisation
DATE : IIIe
|
IIIe |
|
Palatalisation en trois
phases : 1) Palatalisation totale : sous l'action assimilatrice exercée à l'avant par la voyelle palatale, avancée du point d'articulation de la zone vélaire jusqu'à la zone palatale : la consonne se charge d'une légère mouillure puis se palatalise totalement. 2) Dentalisation : avancée du point d'articulation jusque dans la zone dentale et renforcement. 3) Assibilation : un son chuintant sonore se fait entendre à la détente, après la tenue des organes phonatoires. Il y a formation d'une mi-occlusive affriquée. |
|
VIIe |
|
Dépalatalisation. |
|
XIIIe |
|
Réduction de l' affriquée par perte de l'élément occlusif. |
Pour s'entraîner
argent - engin -
gent
En position intervocalique : fausse palatalisation
DATE : IIIe
Il y a spirantisation et avancée du point
d'articulation jusqu'à yod (affaiblissement).
|
IIIe |
|
Affaiblissement de la consonne
intervocalique, qui perd son occlusion et se spirantise.
Avancée du point d'articulation de la spirante jusqu'à yod qui se gémine automatiquement en position intervocalique, ce qui empêche la diphtongaison. |
|
VIIe |
[yy] > [y] |
Réduction des consonnes géminées. |
|
IXe |
|
Vocalisation du yod et formation d'une diphtongue de coalescence avec la voyelle en précession. |
Fiches modèles
loi -
maître - pays - roi
Le groupe gl intervocalique
: vraie palatalisation
DATE : IIIe
Il se constitue lors de l'amuïssement d'une voyelle pénultième atone ou prétonique interne. En position forte, ce groupe reste intact.
|
IIIe |
|
Affaiblissement de g implosif devant l
: perte de l'occlusion et spirantisation.
Avancée du point d'articulation de la spirante jusqu'à yod. |
|
XIIIe-XVIIIe2 |
|
Évolution de la consonne palatale : relâchement de l'articulation en [y] dès le XIIIe dans la langue populaire puis généralisé au XVIIIe2 (après la Révolution). |
Pour s'entraîner
veiller
Le groupe gr intervocalique : fausse
palatalisation
DATE :
IVe
|
IVe
|
|
Affaiblissement de la consonne
intervocalique, qui perd son occlusion et se spirantise.
Avancée du point d'articulation de la spirante jusqu'à yod . |
|
IXe |
|
Vocalisation du yod et formation d'une diphtongue de coalescence avec la voyelle en précession. |
Pour s'entraîner
entière - noir
(pas de correction)
Cette consonne subit une vraie palatalisation
uniquement sous l'influence d'un yod en précession ou subséquent.
DATE :
IIe
|
IIe |
|
Palatalisation de [l] par le yod subséquent : un yod de transition apparaît, qui entrave la voyelle tonique mais il est à peine audible. ( Pour certains, il n'y a pas de yod de transition mais il y a quand même entrave de la voyelle tonique). |
|
XIIIe-XVIIIe2 |
|
Évolution de la consonne palatale : relâchement de l'articulation en [y] dès le XIIIe dans la langue populaire puis généralisé au XVIIIe2 (après la Révolution). |
ATTENTION
En position implosive lors de l'amuïssement d'une
voyelle,
il y a dépalatalisation, vélarisation et vocalisation comme pour l
vélaire.
(avec dégagement ou non d'une consonne épenthétique)
Pour s'entraîner
conseil - fils
- merveille
Cette consonne subit une vraie palatalisation
uniquement sous l'influence d'un yod.
DATE : IIe
|
IIe |
|
Palatalisation de [n] par le yod subséquent : un yod de transition apparaît, qui entrave la voyelle tonique mais il est à peine audible. ( Pour certains, il n'y a pas de yod de transition mais il y a quand même entrave de la voyelle tonique). |
|
VIIe |
|
ÉVOLUTION de la consonne palatalisée
UNIQUEMENT EN POSITION IMPLOSIVE OU FINALE : vocalisation du yod de transition et formation d'une diphtongue de coalescence avec la voyelle en précession, qui subira la nasalisation. |
|
XIIe |
|
Dépalatalisation de la consonne. |
|
XVIIe1 |
|
Amuïssement de la consonne nasale en position implosive ou finale. |
Pour s'entraîner
engin -
seigneur - montagne
N vélaire
Vraie palatalisation
1) Devant K
La consonne se palatalise au contact de k palatalisé et il y a alors
apparition d'un yod de transition à l'avant si elle est en position implosive
ou finale.
DATE : IIIe
|
N + K + s ( ou t) |
N + K + e/i |
||||
|
IIIe2 |
|
Affaiblissement de k implosif devant s/t
: perte de l'occlusion et spirantisation.
Avancée du point d'articulation de la spirante jusqu'à yod ( en passant par yod sourd), ce qui entraîne une légère palatalisation de s/t subséquent : s/t > s'/t' Palatalisation totale de n vélaire sous l'influence de la consonne palatalisée subséquente. |
IIIe |
|
Palatalisation totale : sous l'action assimilatrice
exercée à l'avant par la voyelle palatale, avancée du point
d'articulation de la zone vélaire jusqu'à la zone palatale : la
consonne se charge d'une légère mouillure puis se palatalise
totalement. Dentalisation : avancée du point d'articulation jusque dans la zone dentale et renforcement. Palatalisation totale de n vélaire sous l'influence de la consonne palatalisée subséquente, puis assimilation de l'occlusive palatalisée par la vélaire palatalisée. |
|
VIIe |
|
La consonne nasale étant en position implosive ou finale, apparition puis vocalisation d'un yod de transition et formation d'une diphtongue de coalescence avec la voyelle en précession, qui subira la nasalisation. |
VIIe |
|
Simplification de la géminée
palatalisée. La consonne nasale étant en position implosive ou finale, apparition puis vocalisation d'un yod de transition et formation d'une diphtongue de coalescence avec la voyelle en précession, qui subira la nasalisation. |
|
XIIe |
|
Dépalatalisation de la consonne. |
XIIe |
Dépalatalisation de la consonne. | |
|
XVIIe1 |
|
Amuïssement de la consonne nasale en position implosive ou finale. |
XVIIe1 |
Amuïssement de la consonne nasale en position implosive ou finale. | |
Pour s'entraîner
saint
2) Devant G
DATE : IIIe
Mêmes explications que pour n + k + e/i. On aura donc :
![]()
Pour s'entraîner
poindre
3) Devant N dental
Ce n vélaire est graphié 'g'.
DATE : IIIe
|
IIIe |
|
Palatalisation par assimilation réciproque : avancée du point d'articulation du n vélaire et recul de celui de n dental dans la zone palatale. |
|
VIIe |
|
Simplification de la géminée
palatalisée.
ÉVOLUTION de la consonne palatalisée UNIQUEMENT EN POSITION
IMPLOSIVE OU FINALE : |
|
XIIe |
|
Dépalatalisation de la consonne. |
|
XVIIe1 |
|
Amuïssement de la consonne nasale en position implosive ou finale. |
Pour s'entraîner
enseigne - poing
Cette consonne subit une vraie palatalisation
uniquement sous l'influence d'un yod.
DATE : IVe
|
IVe |
|
Sous l'action assimilatrice exercée par le yod subséquent, palatalisation de la consonne avec apparition d'un yod de transition à l'avant, qui empêche toute diphtongaison mais pas la sonorisation. |
|
VIIe |
|
Dépalatalisation de la consonne (régression) et vocalisation du yod et formation d'une diphtongue de coalescence avec la voyelle en précession. |
|
MF |
[r] > Ø |
En position finale, amuïssement de [r], qui sera réintroduit au XVIIe (sauf dans les infinitifs en -er et dans quelques mots). |
|
XVIIe |
[r] > [R] |
Substitution du [R] dorso-vélaire au [r] apico-dental. |
Pour s'entraîner
gloire
Cette consonne subit une vraie palatalisation
uniquement sous l'influence d'un yod. Il y a palatalisation avec apparition d'un
yod de transition, sonorisation, puis dépalatalisation.
1) Cas de S
DATE : IIe
|
IIe |
|
Palatalisation sous l'action assimilatrice exercée par le yod subséquent, avec apparition d'un yod de transition à l'avant, qui n'empêche pas la sonorisation. |
|
IVe2 |
|
Sonorisation de toutes les consonnes sourdes intervocaliques. Ici, la consonne palatalisée se sonorise. |
|
VIIe |
|
Dépalatalisation de la consonne
(régression). Vocalisation du yod et formation d'une diphtongue de coalescence avec la voyelle en précession. |
Pour s'entraîner
baiser -
maisons - prison
2) Cas de SS
DATE : IIe
Il n'y a pas de sonorisation.
|
IIe |
|
Palatalisation du second
élément sous l'action assimilatrice
exercée par le yod subséquent.
Palatalisation du premier élément avec apparition d'un yod de transition à l'avant. |
|
VIIe |
|
Dépalatalisation des consonnes
(régression) et simplification de la géminée. Vocalisation du yod et formation d'une diphtongue de coalescence avec la voyelle en précession. |
Pour s'entraîner
baisser
(pas de correction)
Cette consonne subit une vraie palatalisation
uniquement sous l'influence d'un yod.
NB : dans le groupe [kty] , il y
a assimilation de [k] implosif par [t],
et évolution du groupe [tty]comme t + y, avec
ensuite simplification de la géminée.
En position forte (initiale ou intérieure
appuyée) : vraie palatalisation
DATE :
IIe
Evolution identique à k + yod
|
IIe |
|
Palatalisation en deux
phases : 1) Palatalisation totale sous l'action assimilatrice exercée par le yod subséquent. 2) Assibilation : un son sifflant sourd se fait entendre à la détente, après la tenue des organes phonatoires, d'où la formation d'une affriquée palatalisée. |
|
VIIe |
|
Dépalatalisation. |
|
XIIIe |
[ts] > [s] |
Réduction de l' affriquée par perte de l'élément occlusif. |
Pour s'entraîner
chanson
En position intervocalique : vraie palatalisation
DATE :
IIe
Evolution identique à k + e/i en position intervocalique
|
IIIe |
|
Palatalisation en deux
phases : 1) Palatalisation totale sous l'action assimilatrice exercée par le yod subséquent, avec apparition d'un yod de transition à l'avant, qui empêche toute diphtongaison mais pas la sonorisation. 2) Assibilation : un son sifflant sourd se fait entendre à la détente, après la tenue des organes phonatoires, d'où la formation d'une affriquée palatalisée. |
|
IVe2 |
|
Sonorisation de toutes les consonnes sourdes intervocaliques. Ici, l'affriquée palatalisée se sonorise. |
|
VIIe |
|
Dépalatalisation.
Vocalisation du yod de transition et formation d'une diphtongue de coalescence avec la voyelle en précession. |
|
XIIIe |
[dz] > [z] |
Réduction de l' affriquée par perte de l'élément occlusif. |
Pour s'entraîner
poison - raison
(pas de correction)
Le yod initial
fausse palatalisation
DATE : IIIe
|
en LC |
[yy] |
yod primaire, en position initiale, est géminé. |
|
IIIe |
|
Renforcement articulatoire en occlusive
palatale, sans déplacement du point d'articulation.
Assibilation : un son chuintant sonore se fait entendre à la détente, après la tenue des organes phonatoires, d'où la formation d'une affriquée palatalisée. |
|
VIIe |
|
Dépalatalisation. |
|
XIIIe |
|
Réduction de l'affriquée par perte de l'élément occlusif. |
Pour s'entraîner
jeu - jeune - jument
(pas de correction)