LES VOYELLES TONIQUES ENTRAVÉES
Deux situations à étudier:
CAS 1 : l'entrave par une consonne non palatale
CAS 2 : l'entrave par une consonne palatale : les
diphtongaisons conditionnées.
CAS 2
Voyelle tonique
entravée par une consonne palatale
Seuls deux voyelles évoluent en subissant une
transformation, à savoir une diphtongaison conditionnée :
Les autres voyelles toniques entravées par une
consonne palatale peuvent évoluer par formation d'une diphtongue de
coalescence.
L'évolution est différente selon que la consonne palatale est un yod ou autre.
| La consonne palatale est un yod | La consonne palatale est différente de yod | ||||
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IVe2 |
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Diphtongaison conditionnée de la voyelle tonique entravée : par réaction à l'influence fermante de la consonne palatale, ouverture de la voyelle dans sa partie finale, segmentation puis fermeture de l'élément initial d'un degré. |
même évolution qu'avec yod |
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VIIe |
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Évolution de la diphtongue par
assimilation d'aperture : Le second élément de la diphtongue se ferme d'un degré. |
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IXe |
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Vocalisation
du yod de transition, ce qui entraîne la formation d'une triphtongue
de coalescence.
Réduction immédiate par assimilation de l'élément médian. |
XIIIe | Réduction de la diphtongue : Déplacement de l'accent sur le second élément de la diphtongue, plus ouvert, ce qui entraîne la fermeture du premier élément en semi-consonne [y]. Il n'y a donc plus de diphtongue. |
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| XVIIe1 | Loi de position : les voyelles accentuées s'ouvrent devant consonne articulée. | ||||
Pour s'entraîner
mieux - lit - sire
| LA DIPHTONGAISON CONDITIONNÉE DE |
L'évolution est différente selon que la consonne palatale est un yod ou autre.
| La consonne palatale est un yod | La consonne palatale est différente de yod | ||
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IVe2 |
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Diphtongaison conditionnée de la voyelle tonique entravée : par réaction à l'influence fermante de la consonne palatale, ouverture de la voyelle dans sa partie finale, segmentation puis fermeture de l'élément initial d'un degré. |
même évolution qu'avec yod |
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VIIe |
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Évolution de la diphtongue par
assimilation d'aperture : Le second élément de la diphtongue se ferme d'un degré. |
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IXe |
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Vocalisation du yod de transition, ce qui entraîne la formation d'une triphtongue de coalescence. |
rejoint l'évolution de la diphtongaison
spontanée romane de |
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IXe-Xe |
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Évolution de la triphtongue par
différencia- tion d'aperture : sous l'influence de [i] , antériorisation de [o].
Réduction de la triphtongue : palatalisation de [u] puis assimilation de l'élément médian.
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XIIIe1 |
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Bascule de l'accent (ou du centre de la syllabe) sur le second élément, plus ouvert, ce qui entraîne la fermeture du premier élément en semi-consonne (qui se maintient). | |
Fiches modèles
huit - nuit