LES CONSONNES FINALES

Généralités

Tendance à l'affaiblissement dès le latin classique.
Disparition généralisée en moyen français.
Restitution de certaines par un mouvement de réaction savante au XVIIe.

NB : Toute consonne finale présente dans la graphie se prononce encore au XIIe.

Assourdissement

Lors de l'amuïssement d'une voyelle, toute consonne sonore se retrouvant en position finale s'assourdit immédiatement sauf [l] qui n'a pas de correspondante sourde :
[b] > [p]
[d] > [t]    et  
[d] > [q]
[g] > [k]
[v] > [f]
[z] > [s]

Amuïssement

Date : à partir du XIIIe1 
Effacement des consonnes finales, mais maintien à la pause et en liaison.

Restitution

Restauration de certaines consonnes, notamment dans les monosyllabes et dans les infinitifs (sauf en -er).


Cas particuliers

[r]

XIVe

Amuïssement de la consonne finale, sauf à la pause et en liaison.

XVIIe

Substitution du [R] dorso-vélaire au [r] apical et restauration de la consonne dans la plupart des cas, sauf dans les infinitifs en -er.

[s]

XIIIe

Amuïssement (qui marque la perte des déclinaisons) mais sonorisation en [z] en cas de liaison.

[t] [q]

IXe-XIe

Amuïssement après voyelle et disparition graphique également.

XIIIe

Amuïssement après consonne mais maintien graphique.

XIIIe

Amuïssement après semi-consonne ( [y] et [w] ) ou [q].

[m]

Amuïssement dès le latin classique mais maintien dans les monosyllabes ( subit alors un renforcement en [n] dental à l'époque prélittéraire ) ou de façon exceptionnelle.

NE PAS OUBLIER

La graphie z transcrit [ts] [qs]    / La graphie x transcrit [us]