LES DIPHTONGUES OU TRIPHTONGUES PAR COALESCENCE
Avec yod vocalisé
A) Origine du yod et vocalisation
1) EN LATIN CLASSIQUE
i/j à l'initial se prononce [y].
i/j en position
intervocalique se prononce [yy], géminée qui se réduit au VIIe.
2) EN LATIN VULGAIRE
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Ier s. av. JC |
Ier s. ap. JC |
IIe s. |
IIIe-Ve s |
IVe2-Ve s. |
| Obligatoirement brefs en hiatus, [i], [e] > [y] |
Par assimilation régressive |
Implosives devant s/t |
En position intervocalique entre voyelles palatales |
En position intervocalique |
3) LE YOD DE TRANSITION
Apparition d'un yod de transition devant certaines consonnes palatalisées.
Vocalisation du yod au :
- VIIe quand c'est un yod de transition,
- IXe dans les autres cas.
Elle aboutit à :
Formation, à ce moment-là, d'une
diphtongue de coalescence avec la voyelle en précession, qu'elle soit
accentuée ou atone.
B) Les diphtongues de coalescence
(voyelle tonique ou atone)
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VIIe ou IXe |
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Vocalisation du yod de transition, ce qui entraîne la formation d'une diphtongue de coalescence. |
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XIIe |
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Réduction de la diphtongue de coalescence en deux temps : fermeture du premier élément d'un degré puis amuïssement du second élément très fermé. |
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Fermeture de la voyelle initiale dans certains cas. |
Pour s'entraîner
aider
- pays - plaisir
2) AVEC [e],
[o] fermé,
[o] ouvert issu
de [au] latin
La diphtongue de coalescence rejoint l'évolution de la diphtongaison spontanée de [e] fermé tonique libre du VIe .
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VIIe ou IXe |
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Vocalisation du yod de transition,
ce qui entraîne la formation d'une diphtongue de coalescence
qui rejoint l'évolution de la diphtongaison spontanée de [e]
fermé tonique libre du VIe . |
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XIIe1 |
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Évolution de la diphtongue : en réaction
contre un risque d'assimilation, la diphtongue se différencie par
recul du premier élément dans la zone vélaire. |
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XIIe2 |
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Début de réduction de la diphtongue
: Par assimilation réciproque: le premier élément se ferme de deux degrés et le deuxième élément s'ouvre d'un degré. |
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XIIIe1 |
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Déplacement de l'accent (ou du centre de la syllabe) sur le second élément de la diphtongue, plus ouvert, ce qui entraîne la fermeture du premier élément en semi-consonne [w]. |
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XIIIe |
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Influence ouvrante de la semi-consonne vélaire
: |
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XIIIe - XVIIIe |
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Ouverture de la voyelle
jusqu'à [a]
dans la langue populaire parisienne, prononciation qui l'emportera
après la Révolution.
ou Réduction de la diphtongue, généralisé dans les désinences d'imparfait et du conditionnel, les suffixes nominaux, les séquences consonne + r/l. |
Jusqu'au XVIIe s., la graphie est oi
/ ei puis, en
1835, le Dictionnaire de l'Académie officialise les graphies è/ai
dans les désinences d'imparfait (et conditionnel), les suffixes nominaux et
les séquences consonne + r/l.
Pour s'entraîner
droit - joie
- gloire
3)
AVEC [i]
Le yod vocalisé se confond immédiatement avec la
voyelle :
Pour s'entraîner
amicum > ami
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VIIe ou IXe |
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Vocalisation
du yod de transition, ce qui entraîne la formation d'une diphtongue
de coalescence. Au VIIIe, palatalisation de [u] : [u] > [ü] |
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XIIe2-XIIIe1 |
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Bascule de l'accent (ou du centre de syllabe) sur le second élément plus ouvert, ce qui entraîne la fermeture du premier élément en semi-consonne. |
Pour s'entraîner
ustium > huis (pas de correction)
C) Les triphtongues de coalescence
| 1) AVEC |
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VIIe ou IXe |
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Vocalisation du yod de transition, ce qui entraîne la formation d'une triphtongue de coalescence. |
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A la même époque |
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Réduction immédiate par assimilation de l'élément médian. |
Pour s'entraîner
engin - lit - sire
| 2) AVEC |
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VIIe ou IXe |
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Vocalisation du yod de transition, ce qui entraîne la formation d'une triphtongue de coalescence. |
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Xe |
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Sous l'influence de [i] , évolution
de la triphtongue par antériorisation de [o].
Réduction de la triphtongue par assimilation de l'élément médian et palatalisation de [u]. |
| XIIe2-XIIIe1 |
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Bascule de l'accent (ou du centre de la syllabe) sur le second élément, ce qui entraîne la fermeture du premier élément en semi-consonne. |
Pour s'entraîner
nuit