DIPHTONGAISON SUPPOSÉE DE  [a] tonique libre ( avec effet de Bartsch)

1) RAPPEL DE L'ORIGINE DE  [a]

[a], bref ou long, aboutit à  [a] au IIIe. C'est pourquoi, on ne quantifie pas cette voyelle dans l'étymon.

2) CHRONOLOGIE DES ÉTAPES DE LA DIPHTONGAISON

IIIe

Bouleversement quantitatif :
On passe d'un accent de hauteur à un accent d'intensité: la voyelle tonique libre s'allonge tandis que les autres s'abrègent.

VIe

En période de faiblesse articulatoire, diphtongaison spontanée de la voyelle tonique:
La voyelle allongée sous l'effet de l'accent se segmente puis, par différenciation, le second segment se ferme d'un degré.

VIIe

Réduction précoce de la diphtongue par assimilation du premier élément.

XIe

fermeture de d'un degré

XVIIe1

Loi de position : les voyelles accentuées s'ouvrent devant consonne articulée.

Pour s'entraîner
épée - gré - pré

3) CAS PARTICULIER: INFLUENCE D' UNE CONSONNE PALATALE (effet de Bartsch)

C'est une forme de diphtongaison conditionnée : la voyelle tonique libre subséquente subit l'influence fermante de la palatale en précession. elle a lieu à la fin du Ve s.:

Ve2-VIe

Diphtongaison de [a] tonique libre sous l'influence fermante de la consonne palatale en précession. Deux explications sont possibles :
1)  fermeture de la voyelle tonique de deux degrés puis diphtongaison par l'avant :

2) diphtongaison spontanée de la voyelle tonique libre, puis fermeture à l'avant en [i], ce qui entraîne la formation d'une triphtongue réduite par la suite par fermeture et assimilation de l'élément médian :

XIIIe1

Déplacement de l'accent sur le second élément de la diphtongue, plus ouvert, ce qui entraîne la fermeture du premier élément en semi-consonne [y].

Absorption du yod par la consonne palatale ou prépalatale qui précède.
Ailleurs, disparition possible du yod par analogie.

XVIIe1


ou

Loi de position : les voyelles accentuées s'ouvrent devant consonne articulée.

Pour s'entraîner
aider - chevaucher - païen

 

4) CAS PARTICULIER: INFLUENCE D' UNE NASALE

La diphtongue subit l'influence fermante de la nasale, d'où au VIIe siècle :

Puis il y a nasalisation de cette diphtongue.

Pour s'entraîner
fontaine - germain